Un an de présence déjà, La Petite Reine Genève marque le coup en joignant l'utile à l'agréable.
Une fois n'est pas coutume; dit-on. Pour cette inaugaration honorant sa première année d'existence et de présence visible sur le marché suisse et genevois en particulier; « La Petite Reine Genève », l'unique socièté de transport propre de petits et moyens et gros colis dans les 500 derniers métres, a eu l'honneur d'avoir à ses côtés des acteurs économiques, politiques ainsi que sociaux. Il y eut des questions mais dans son ensemble, les interventions tournèrent toutes autour des motivations du présent concept d'accélérateur de développement durable, du bien fondé d'un tel entreprenariat éco- logiquo- prometteur sur la ville de Genève et bien évidemment de son bilan annuel.
Fallait y penser, un concept utile en centre-ville
Il est 17 heures quinze, rue de Zurich (Paquis), en plein air, lorsque Monsieur Gérard Valeri, directeur de La Petite Reine Genève a chaleureusement et brièvement souhaité la bienvenue aux invités avant de faire place aux questions.
C'est ainsi que Monsieur Gilles Manuelle: fondateur et directeur général de « La Petite Reine France » a débuté les échanges en apportant des précisions sur ses motivations et sur les trois éléments essentiels qui l'ont aidé à concevoir « La Petite Reine ».
Tout a commencé partant de deux constats criants et alarmants.
Le premier relève de l'emplacement inadapté des plates-formes logistiques: source de pollution et de dépenses inutiles. Tandis que l'autre constat relève de la mobilité inadaptée des véhicules pour des livraisons dites « finales » en centre-ville: source de stress. Deux problèmatiques en effet auxquelles il a fallu apporter une solution adéquate, urgente d'autant qu'en ce moment, il est beaucoup question de santé publique et de protection de l'environnement. Aux grands maux, les bons remèdes. Et pour ce faire, le DG de La Petite Reine a tout d'abord commencer par créer puis développer des générations de triporteurs appelés communément « Cargocycle »: des tricycles qui pèsent 80 kg avec une contenance de 1400 litres soit environ 150 kg de marchandises dans leurs coffres et disposant de 30 kms d'autonomie. Ensuite, il a du organiser un espace logistique urbain « ELU » c'est à dire; une plate-forme de concentration des flux et d'organisation de tournées de livraison. Enfin, la règle commerciale des 4 P oblige, il fallait cependant trouver les bonnes personnes à mettre à la bonne place, ce qui fut fait. L'idée était d'aller encore plus vite dans la livraison des colis en centre ville mais à moindre coût financier pour les uns mais écologique pour tous.
Une solution conciliante
Ce que tous les acteurs présents à cette table de conférence se sont accordés à dire; c'est que La Petite Reine sort d'une idée ingénieuse. Elle est venue à un moment opportun telle une envoyée investie d'une mission sociologique. Sa mission: reconcilier l'Homme avec le travail, le travail avec l'environnement urbain et l'environnement urbain avec l'Homme. Ainsi la boucle est bouclée.
En effet depuis son ouverture en 2008 en Suisse, la master-franchisée La Petite Reine Genève peut se venter d'ores et déjà d'avoir créée au moins 8 emplois. Dans un contexte de récession économique mondiale, note Madame Salerno, vice-présidente de la Ville de Gevève, la création d'emplois en ville de Genève est vivement souhaitée car elle permet la réinsertion des personnes précarisées dans le tissu social. Et Monsieur Broggini, Député au Gran-Conseil, d'ajouter :" la collaboration avec des entreprises comme La Petite Reine en ville, contribue largement à diminuer le bruit et le taux de CO2. C'est réjouissant d'autant qu'un tel entreprenariat s'inscrit déjà en prévision dans la perspective de la législation fédérale de 2015 qui obligera deux normes de protection sur le bruit et l'air". Mais avant d'arriver à cette date fatidique, Monsieur O. Norer, président de l'ATE (Association de Transport et Environnement) a trouvé bon de rappeller qu'actuellement une taxe RPLP (Redevence Poids Lourds liée aux Prestations) est en vigueur en accord avec l'Union Européenne. Cette taxe a la particularité d'intégrer dans les coûts de transport des opérateurs, l'impact environnemental des transports de marchandises.
C'est d'ailleurs en ces termes de prospective-perspective que Monsieur G. Manuelle: fondateur de La Petite Reine a renchéri. Pour lui, il est clair qu'a l'avenir on aura intérêt à grouper les flux pour maîtriser les coûts et protéger l'environnement. La maîtrise des coûts ne se limite pas seulement à réduire les dépenses inutiles de l'entreprise sur les 500 derniers métres de livraison mais aussi à réduire la facture et la fracture sociale en éliminant notamment le stress.
C'est en tout cas, ce qu'en pense aussi Monsieur Régis Chollat de la maison TNT pour qui la problématique du traffic, de l'environnement et de la productivité a pu être résolue grâce à son partenariat privilégié avec La Petite Reine Genève.
Quant aux citoyens et citoyennes de la ville, ils sont tantôt nostalgiques, sinon enthousiasmés car un tel entreprenariat en ville, apportent un air frais, plus pur et entretient une ambiance conviviale, vivante à l'image de cette première inauguration de La Petite Reine.
Un bilan plutôt positif
En effet à ce jour, La Petite Reine Genève comptabilise pas moins de 34 clients qui font entièrement confiance à ce concept de livraison dans les derniers mètres. Il s'agit bel et bien d'une entreprise innovante et prometteuse qui en est à son sixième cargocycle. Preuve que les affaires tournent, sur une courbe exprimant le CA sur 12 mois, on peut clairement observer une certaine régularité et une nette tendance à la hausse.
Tandis que pour ce qui est de la protection de l'environnement et par ricochet, de l'hygiène de vie de ses habitants, on peut noter qu'en 1 année, La Petite Reine Genève a permis d'économiser 420 kilos de Tep (Tonne équivalent pétrole) d'énergie consommée. Ainsi ses efforts ont soustrait de l'atmosphère près de 0.92 tonnes de CO2 (dioxyde de carbone), 2.47 kg de NOX (monoxyde et dioxyde d'azote), de 12.58 kg CO (monoxyde de carbone: gaz très mortel), 2.44 kg de COVNM (Gaz à effet de serre), 390 grammes de particules fines portées à l'air et facteur de maladies cardiovasculaires, cancer du poumon et diminution de l'espérance de vie... Sans évidemment oublier que les cargocycles ne produisent aucun bruit; ce qui est plutôt très bien perçu par les riverains qui ont pour l'occasion interpelé les politiques afin qu'on aménage les villes et qu'on ouvre grandes les portes à La Petite Reine.
Maintenant que Genève et ses habitants ont été séduits et ont adopté ce nouveau concept de livraison des 500 derniers métres, Monsieur Gérard Valeri et la direction générale de La Petite Reine ne comptent pas s'arrêter en si bonne route : Zurich, Bâle sont dans leur ligne de mire.... A suivre....
Olembe Mompia Germain
Journaliste indépendant Genève